Kamelot est ce groupe qui n?a cessé de s?améliorer de disque en disque. Après un
Siege Perilious douteux, un
Fourth Legacy intriguant, un live inopportun, un
Karma intéressant et un
Epica foudroyant, c?est un album tout bonnement génial qui chapeaute la discographie du groupe, jusqu?à maintenant.
Il ne faut pas se leurrer,
Thomas Youngblood est décidément un des compositeurs les plus prolifiques de la scène heavy / prog / power. Tout en demeurant toujours fidèle au style qui les a fait connaître, le groupe a cette capacité de nous coller des airs dans les tympans, qui restent imprégnés des jours durant. Les mélodies vocales de
Roy Khan comptent parmi les plus originales, en ce sens qu?elles suivent rarement la mélodie des instruments, mais apportent leur propre couleur aux chansons somme toute relativement simples et axées sur la rythmique.
Le disque commence avec
The March of Mephisto, une pièce mid-tempo du genre « on a plus besoin de vous en mettre plein les dents dès le début », redoutable en son genre, avec
Shagrath (
Dimmu Borgir) qui personnifie discrètement le démon. Sa présence est-elle vraiment nécessaire ? N?importe quel effet de distorsion peut faire l?affaire? Suit un moment fort du disque,
When the Lights Are Down, une chanson rapide aux progressions sublimes. Le refrain vous hantera pendant des nuits et des nuits ! Les autres titres phares du disque sont
Soul Society,
This Pain,
The Black Halo (démente !) et
Memento Mori, mais bon c?est une question purement personnelle vu la qualité globale de chaque morceau. Je vous le dis, c?est rien de nouveau mais c?est diablement efficace.
Le son est encore plus pesant sur
The Black Halo, et bon dieu que ça sonne large. Tous les instruments sont parfaitement audibles, les ch?urs sont fantastiques, la touche progressive est à son summum, la guitare gratte raide comme le ferait un lépreux au soleil et les invités spéciaux font le travail à plein. Citons le jeu de clavier de
Jens Johansson (
Stratovarius), reconnaissable parmi mille mais qui s?imbrique bien dans la musique de
Kamelot.
Cet album est la suite d?
Epica, et on reconnaît certains thèmes qui sont réutilisés d?une façon originale. Il y a encore de petits interludes sortis de nulle part qui donnent une petite touche conceptuelle à l?ensemble, qui s?inspire encore et toujours de musiques internationales ; il y a toujours un petit passage inspiré de la musique traditionnelle italienne, indienne ou française (il n?y manque que le solo de cuillère en bois pour que le Québec s?y retrouve).
Kamelot frappe fort avec
The Black Halo, un album que vous ne vous lasserez plus d?écouter !