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Martyr
2 avril 2008
Véritable pilier de musique extrême au Québec, le groupe Martyr fascine par l'ingéniosité de ses compositions. Dan Mongrain, chanteur et guitariste pour Martyr, a probablement autant de choses à raconter au sujet de sa carrière qu'il y a d'idées dans sa musique. C'est pourquoi Fred Laroche a profité de l'arrivée de la fin de semaine pour s'entretenir avec Dan Mongrain afin de parler du DVD à venir, entre autres choses. A travers les détails sur le DVD, les plans futurs et les détails sur sa carrière de musicien, le guitariste explique pourquoi Martyr est si intimement rattaché à la scène locale.
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Fred Laroche [CDM]
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| Q |
Bonsoir Dan! Comment ça va?
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Dan Mongrain [Martyr]
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| R |
Salut Fred! Ça va bien merci!
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Fred Laroche [CDM]
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| Q |
Grosse fin de semaine de prévue?
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Dan Mongrain [Martyr]
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| R |
Justement, je m’en vais jouer à Chicoutimi avec Dan Bigras en fin de semaine. Je vais sûrement aller faire un tour à La Tour à Bière après!
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Fred Laroche [CDM]
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| Q |
Excellent! Commençons donc par parler un peu du DVD qui s’en vient très bientôt. Sur le site officiel de Martyr, on retrouve un sommaire du contenu du DVD. Pourrais-tu nous en parler un peu plus?
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Dan Mongrain [Martyr]
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| R |
Le DVD est terminé. Nous n’attendons plus que les duplications mais l’édition du DVD est complètement terminée. Il contient une prestation intégrale soit celle de Québec en 2007, à l’Impérial. La performance et le son sont excellents et les images ont été captées de façon très interactive alors il ne devrait pas y avoir de moments ennuyeux pendant le visionnement. Dans les suppléments, il y a également une couple de chansons tirées du spectacle de lancement à Montréal, au Medley. Puis, finalement, il y a un documentaire de tout près d’une heure sur l’histoire entière de Martyr. Nous étions pas mal convaincus qu’un tel documentaire pourrait intéresser pas mal de monde alors nous l’avons fait en remontant vraiment jusqu’au tout début. Il y a des commentaires de personnes qui nous ont aidées dans nos débuts alors il s’agit vraiment d’une vue interne et externe sur l’histoire du groupe.
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Fred Laroche [CDM]
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| Q |
Quel effet ça fait de revenir dans le passé et de revivre ces moments?
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Dan Mongrain [Martyr]
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| R |
Eh bien je me suis senti un petit peu vieux (rires). Je me suis rendu compte à quel point le temps a vite passé. Ça fait déjà plus de 15 ans que nous faisons cela mais c’est un chiffre dur à réaliser avant de s’y arrêter un peu pour regarder le chemin parcouru. Je me suis même souvenu du premier spectacle que nous avons donné. Nous avions 14 ou 15 ans à l’époque et nous jouions dans un bar alors que nous n’avions même pas l’âge pour y entrer! Le DVD remonte donc aussi loin que cela avec des photos et des vidéos à l’appui ! Tout cela pour dire que nous sommes remontés très loin et que nous avons même demandé aux anciens membres de parler de leur expérience dans le groupe. Nous avons fait cela à la manière d’une biographie sans vraiment que ça ne devienne trop prétentieux pour autant. Ça a vraiment été fait de manière à ce que, peu importe depuis quand les amateurs de Martyr nous suivent, ils soient capable d’accrocher au moment précis auquel ils nous ont connus. Nous n’avons jamais vraiment eu de carrière internationale alors c’est évident que nous nous adressons d’abord aux gens dans notre cour. Nous savons que la plupart de notre clientèle se trouve au Québec alors nous nous adressons vraiment à ceux qui nous supportent chez nous. C’est beaucoup plus pour le plaisir de l’avoir fait que d’essayer de convaincre qui que ce soit que nous sommes « ben fins ou ben beaux ! » Nous avons aussi plusieurs personnalités de la scène locale et internationale qui racontent leur réaction lorsqu’ils ont entendu Martyr. Il y a même des invités complètement à l’extérieur du monde métal!
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Fred Laroche [CDM]
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| Q |
Pour les curieux à l’étranger qui veulent en savoir plus sur Martyr, comment les avez-vous accommodés?
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Dan Mongrain [Martyr]
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| R |
Le DVD est entièrement en français mais il y a des sous-titres pendant toute la portion documentaire. En fait, je crois que seules les pièces tirées du spectacle de lancement à Montréal et les suppléments ne sont pas sous-titrées. Pour les suppléments, nous avons inclus des enregistrements en studio, surtout du dernier album, pendant lesquels on nous voit en train d’enregistrer ou de travailler des pièces. Au fond, nous avons fait en sorte que tout le contenu du DVD soit pertinent et que ce soit intéressant pour tout le monde. Il y a bien sûr quelques niaiseries mais ce ne sont pas des « insides » de groupe, ce sont des niaiseries que tout le monde peut trouver drôle!
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Fred Laroche [CDM]
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| Q |
Pour toi, quelles sont les différences entre enregistrer un spectacle pour un album live et tourner un DVD en spectacle?
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Dan Mongrain [Martyr]
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| R |
Évidemment, tourner un DVD représente beaucoup plus de travail puisque tu as l’image et le son. Ce soir là, à Québec, il y avait deux groupes qui enregistraient alors c’était un peu compliqué point de vue logistique. Nous avons d’ailleurs eu des petits problèmes de son au début du projet mais nous avons réussi à tout arranger et le mix final a été fait par Pierre Rémillard. Côté feeling, puisque j’avais déjà fait pas mal de télévision, les caméras ne m’énervaient pas trop mais je sentais qu’il y avait un peu de nervosité au sein du groupe. C’est normal puisque nous voulions vraiment bien jouer et bien performer afin d’être en mesure de montrer Martyr à son meilleur alors nous nous sommes mis de la pression dans ce sens. Il faut dire, aussi, que nous avons vraiment monté une sélection de chansons spéciales pour le spectacle de Québec puisque nous tournions un DVD. Les nouvelles chansons étaient plutôt fraiches dans notre esprit alors que les plus vielles étaient pratiquement ressorties des boules à mites. Heureusement, tout a bien été alors nous n’avons pas vraiment eu à faire de corrections majeures sur la performance comme on en voit souvent dans les albums enregistrés en spectacle.
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Fred Laroche [CDM]
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| Q |
Comment avez-vous fait la sélection spéciale pour le tournage?
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Dan Mongrain [Martyr]
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| R |
Nous en avons parlé dans le groupe mais nous avons aussi fait un peu d’espionnage. Je suis allé entre autres sur le forum de Capitale du Métal et il y avait des discussions au sujet du groupe et j’ai regardé ce que les gens disaient. Il y a des titres qui revenaient plus souvent que d’autres alors nous les avons pris en considération. Évidemment, il y a des chansons que nous ne jouons plus parce que notre catalogue est devenu plus large avec le temps. Cependant, nous avons pas mal tout essayé notre matériel à un point ou à un autre en spectacle et nous nous sommes aperçus que ce n’est pas toutes les chansons qui fonctionnent sur la scène. On peut voir cela comme une sorte de sélection naturelle si tu veux. Quand la pièce n’est pas assez forte pour survivre en spectacle, nous la laissons de côté, tout simplement. Bref, nous voulions quelque chose de spécial pour le DVD alors nous avons pratiqué une chanson du nouvel album que nous ne nous croyions même pas capables de reproduire en spectacle mais finalement, elle est restée dans notre sélection depuis le tournage!
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Fred Laroche [CDM]
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| Q |
Tu parles sans doute de Nameless, Faceless, Neverborn?
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Dan Mongrain [Martyr]
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| R |
Exact! C’est une pièce vraiment compliquée à jouer et à chanter en même temps. En plus, c’est difficile de faire en sorte que tout le monde soit sur la note pendant cette chanson. Étant donné que nous n’avons pas la chance de pratiquer aussi souvent que nous le voulons, c’est un peu risqué de s’embarquer sur une pièce comme Nameless! Heureusement, quand tout le monde fait ses devoirs et pratique chacun de son côté, nous sommes prêts à pratiquer de façon très sérieuse quand nous nous voyons.
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Fred Laroche [CDM]
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| Q |
Est-ce juste de penser qu’il y a des chansons de Martyr qui n’avaient jamais été jouées ensemble avant leur enregistrement?
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Dan Mongrain [Martyr]
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| R |
Elles ont toutes été jouées une fois dans le local ou en partie. Par exemple, la chanson Dead Horizon, sur le dernier album, n’a jamais été jouée au complet. C’est vraiment une composition écrite. Nous avons répété quelques passages dans notre local pour être prêts à l’enregistrer mais ça s’est vite transformé en casse-tête puisqu’on assemblait les morceaux un à un. Ça reste une pièce qu’on aimerait bien faire en spectacle puisque c’est la chanson préférée, à l’unanimité.
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Fred Laroche [CDM]
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| Q |
Dead Horizon marque d’ailleurs les premières tentatives d’une écriture un peu plus épique avec ses 8 minutes et plus!
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Dan Mongrain [Martyr]
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| R |
Oui. C’était vraiment une première en termes de composition en plusieurs volets. Nous avons évidemment fait Warpzone qui était un album semi-concept dans le sens qu’il y avait un fil conducteur à travers toutes les compositions mais Dead Horizon est vraiment une entité unique en quatre volets. Elle représente d’ailleurs très bien le genre de direction que les compositions de Martyr pourraient prendre dans le futur.
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Fred Laroche [CDM]
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| Q |
Parlant de futur! Peux-tu nous parler des projets futurs de Martyr ou peut-être est-ce trop tôt?
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Dan Mongrain [Martyr]
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| R |
Bon! Le futur… D’abord, nous avons arrêté de jouer pendant les 7 derniers mois et avons recommencé la semaine dernière puisque j’ai des problèmes de dos depuis déjà 2 ans. Je ne peux donc pas gueuler et me tirer partout comme je le voudrais alors disons que ça nous a ralenti un peu. Pour ce qui est du futur, nous avons quelques spectacles de prévus dont un festival aux États-Unis. Dans un monde idéal, nous aimerions faire quelques petites virées aux États-Unis à travers nos spectacles canadiens. Pour ce qui est de composer, j’ai commencé un peu de mon côté mais ça va peut-être aller plus à l’été. C’est certain qu’on a encore envie de composer mais pour ce qui est d’un éventuel prochain album, rien n’est certain encore. Nous allons voir au niveau du groupe ce que nous voulons vraiment faire avec ce projet. C’est certain qu’on aimerait bien qu’il y ait encore 2 ou 3 autres albums mais nous ne sommes pas rendus là et nous voulons juste vivre le moment présent.
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Fred Laroche [CDM]
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| Q |
Carpe Diem, comme disait l’autre!
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Dan Mongrain [Martyr]
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| R |
(rires) C’est en plein ça! Au fond, plus tu vieillis, plus c’est difficile de tenir tout cela. Au sein d’un groupe, il y a toujours un prix à payer dépendamment des aspirations ou alors les projets dans lesquels tu t’embarques mais il faut être prêt à le payer ce prix. Mais, chose certaine, c’est que nous allons enregistrer d’autres chansons éventuellement mais nous ne savons pas si ça va prendre la forme d’un album complet ou des chansons X sur un disque Y ou quelque chose du genre. Une autre certitude est que le style de composition va changer. Nous avons pas mal fait le tour de ce qui était complexe et progressif alors nous allons explorer d’autres avenues sans pour autant perdre les couleurs que nous avons. Le style d’accords ou de dissonances va rester sensiblement pareil mais nous allons prendre une direction plus ‘groove’ que technique.
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Fred Laroche [CDM]
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| Q |
As-tu déjà eu envie de composer des morceaux plus accessibles afin d’amener Martyr à des niveaux commerciaux plus intéressants?
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Dan Mongrain [Martyr]
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| R |
Non. Le but de Martyr n’a jamais été d’avoir un auditoire plus large. Notre intention était de tout simplement composer de la musique que nous voulions d’abord entendre. Nous n’avons pas nécessairement décidé consciemment de faire de la musique casse-tête. C’est arrivé ainsi parce que cette direction semblait bien exprimer nos idées et nos goûts mais on a l’impression d’avoir fait le tour de ce style. Nous n’avons pas l’intention de forcer ce genre d’écriture parce que nous n’avons jamais vraiment voulu faire d’acrobaties de guitare. Nous faisons plutôt de l’acrobatie au niveau des structures et des compositions. Nous ne faisons pas de tape-à-l’œil musical, c’est plutôt la complexité compositionnelle qui nous intéresse puisqu’elle exprime bien nos idées et les sentiments des sujets que nous traitons. Nous avons fait le tour de ce que nous avions à faire dans cette direction et nous allons certainement essayer autre chose mais ce n’est pas dans l’espoir d’attirer un public plus large, c’est plutôt parce que nous ne voulons pas nous réentendre faire ce genre de truc.
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Fred Laroche [CDM]
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| Q |
Parlons maintenant de ta carrière au sens plus large. Quelles sont les principales différences entre jouer dans Martyr ou dans un de tes autres projets musicaux?
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Dan Mongrain [Martyr]
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| R |
Eh bien, dans Martyr, je suis un peu le directeur musical. C’est évidemment un travail d’équipe mais ça prend quelqu’un qui dirige sinon il y a trop de chefs et pas assez d’indiens! Dans les autres projets auxquels je participe, je ne suis pas nécessairement chef musical. Avec Dan Bigras, je suis directeur musical depuis un an sur les tournées. J’ai aussi eu un contrat de direction musicale pour un spectacle télévisé alors c’est moi qui était en charge des partitions et de s’assurer de la justesse des interprétations. Autrement, j’agis en tant que pigiste alors je joue ce qu’on me demande de jouer en apportant mes idées qui sont acceptées ou refusées dépendamment des cas. Dans ces cas-là, je travaille pour la chanson et ses besoins particuliers. Ces temps-ci, je travaille avec un chanteur reggae et c’est pas mal différent de n’importe quel autre projet auquel j’ai participé alors j’amène ma couleur mais je ne commencerai pas à mettre des accords cinquième ou des solo de tapping sur du reggae puisque la pièce n’en a aucunement besoin! Évidemment, il faut être ouvert à d’autres styles. Je n’en ferais pas si je n’aimais pas la musique, c’est certain. Je n’ai aucun problème à jouer du reggae et j’ai même un petit contrat dans le Hip Hop dans deux semaines alors je vais jouer du Hip Hop sur la scène avec des rappeurs! Je n’aurais jamais pensé faire cela un jour mais c’est mon métier. J’aime la musique et j’aime mon métier au même titre que quelqu’un peut aimer travailler dans un atelier! Pour ma part, j’ai décidé que je ferais de la musique et que je gagnerais ma vie avec cela mais malheureusement ou heureusement, dépendamment de la perspective de chacun, je ne peux pas vivre de mon groupe autant que je ne peux pas vivre d’un style uniquement. J’ai toujours eu ce genre de mentalité…
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Fred Laroche [CDM]
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| Q |
Est-ce que tu as déjà espéré vivre de la musique de Martyr ou as-tu toujours été aussi réaliste?
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Dan Mongrain [Martyr]
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| R |
Évidemment, au début, surtout alors qu’on travaillait sur Hopeless Hopes et Warpzone, j’espérais pouvoir en vivre raisonnablement mais je suis devenu plus réaliste en vieillissant. Surtout dans le style que nous faisons, il n’y a pas beaucoup de groupes qui peuvent se vanter de vivre de leur musique. Quand je vois tous ces groupes qui ont des carrières internationales et qui reviennent chez eux après une tournée avec pratiquement rien dans les poches et doivent retourner au travail pour survivre jusqu’à la prochaine tournée, je me dis que ce n’est pas pour moi. Bien sûr, il y en a qui s’en tirent avec un salaire respectable avec un groupe moindrement d’envergure mais ils sont 6 mois loin de chez eux dans une année. Il ne faut pas oublier le côté éphémère de ce style de vie dans le sens que certains groupes vont rouler pendant 10 ou 15 ans pour se retrouver devant une réalité dans laquelle le groupe n’existe plus parce que le marché est épuisé ou que la mode est passée. Ces musiciens se retrouvent avec rien devant eux et vont se trouver un boulot de livreur de télévisions en regrettant leurs belles années. Si Martyr existe encore aujourd’hui, c’est parce que nous voulons le faire et que nous aimons cela mais aussi parce qu’il y a encore une demande. Nous sommes toujours très reconnaissants de savoir qu’il y a des amateurs de notre musique qui veulent encore nous voir en spectacle et entendre nos albums. De notre côté, on veut encore voir du pays et voir le monde et aussi jouer de la musique ensemble. Nous ne faisons pas de la musique pour la gloire et la reconnaissance mondiale mais ça fait vraiment plaisir de savoir que nous en avons au moins un peu de reconnaissance. Même en musique, ça fait du bien les tapes dans le dos. Je suis bien prêt à le faire pendant 20 ans encore mais je ne suis pas prêt à faire un suicide financier et mettre ma vie en hypothèque pour me retrouver à 40 ans avec quelques guitares dans la garde-robe en attendant mon chèque d’assistance sociale.
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Fred Laroche [CDM]
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| Q |
Tu œuvres dans plusieurs styles de musique différents. Y a-t-il un style avec lequel tu as plus de misère au niveau technique ou une chanson en particulier qui t’as donné plus de fil à retordre?
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Dan Mongrain [Martyr]
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| R |
Niveau instrument, disons qu’il n’y a pas grand-chose que je ne suis pas capable de faire à la guitare électrique. Bien entendu, je n’affirme pas avoir la science infuse mais je suis capable d’assimiler à peu près n’importe quoi en répétant rigoureusement. C’est normal puisque c’est mon métier. Avec le temps, tu apprivoises aisément à peu près n’importe quel style à force d’en faire. J’ai fait un nombre surprenant de concours de chant, surtout dans le temps de Star Académie, pendant lesquels mon rôle était simplement d’accompagner des jeunes chanteuses aspirantes dans un groupe ou seules, à la guitare. Ça prend donc des aptitudes dans tous les styles, surtout au Québec puisque le bassin est trop petit pour être un musicien spécialisé dans un seul style. Je dirais que ce que j’ai le plus à travailler c’est tout le côté acoustique de la guitare. Je me débrouille bien et je réussis toujours à faire ce qu’on me demande mais je dois avouer avoir certaines lacunes avec la guitare classique quand vient le temps de jouer avec les doigts par exemple.
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Fred Laroche [CDM]
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| Q |
Quel est le plus gros spectacle auquel tu as participé en termes d’audience et aussi de "feeling"?
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Dan Mongrain [Martyr]
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| R |
J’ai déjà joué devant 60 000 personnes. Mais tu sais, entre 60 000 et 10 000… Bon, d’accord 60 000 c’est beaucoup de monde mais n’empêche qu’après un certain seuil de masse de foule, ça reste que tout ce que tu vois c’est un océan de personnes, à perte de vue. C’est avec Dan Bigras que j’ai eu droit à ce genre d’assistance! Évidemment, dans ces projets-là, je suis ‘side-man’ alors ce n’est pas pareil. Quand on a fait le lancement au Medley, nous sentions que le monde était content de nous revoir et contents qu’on leur amène un nouvel album. C’était la même chose à Québec pour le DVD et c’est très touchant d’entendre les paroles de nos chansons criées par les quelques centaines personnes qui sont là. À mon avis, c’est beaucoup plus valorisant en termes de reconnaissance musicale. Je n’ai jamais vécu quelque chose d’aussi puissant qu’avec Martyr. Pour ce qui est de la couverture en générale, je ne saurais trop dire. J’ai fait Dracula, qui a fait 85 représentations dans la province avec des milliers de personnes à chaque soir alors j’ai peut-être été vu plus dans ces 85 spectacles que je ne le serai jamais avec Martyr, peu importe le nombre de fois qu’on joue! Mais ce n’est pourtant pas la même chose. Il y a des boulots qui sont plus du type ‘alimentaire’. Quand je vais être appelé à jouer de la guitare sur l’album de Joe Labinne, ça va me faire plaisir de le faire et je vais y mettre énormément de sérieux mais dès que c’est fait, je retourne chez moi et je n’y pense plus. Quand je joue avec Martyr, je me prépare mentalement deux jours avant et j’en reparle après.
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Fred Laroche [CDM]
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| Q |
Vous avez fait quelques escales aux États-Unis déjà et y retournez bientôt pour le Maryland Deathfest. Parles-nous de l’accueil que Martyr peut avoir chez les Américains.
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Dan Mongrain [Martyr]
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| R |
J’ai beaucoup plus connu la scène aux États-Unis avec Cryptopsy et Gorguts. Je me souviens qu’un gars m’ait approché pendant une tournée avec Cryptopsy pour me faire signer sa guitare en me disant qu’il avait commencé à jouer parce que je l’avais inspiré. Une fois au House of Blues à Cleveland, je me promenais comme cela avant le spectacle et il y a trois gars qui ont figé devant moi et se sont prosternés tant ils étaient contents de me voir. Ils aimaient vraiment Martyr et comme ils n’avaient jamais eu l’occasion de voir le groupe en spectacle, ils voulaient vraiment montrer leur appréciation. Avec Martyr, nous étions bien surpris parce que, lorsque nous sommes allés à Chicago, nous nous sommes rendus compte qu’il y avait du monde qui nous connaissaient là bas sans que nous en ayons la moindre idée! Au fond, ceux qui nous suivent aux États-Unis sont des amateurs du groupe qui ont découvert ce que nous faisons et ont accroché et continué de suivre le groupe mais nous n’avons jamais réellement fait le travail de se faire connaître du côté américain et de développer le marché. C’est toujours très valorisant de voir qu’il y a une demande pour des apparitions dans des festivals ou encore quand les gens nous demandent si on pense aller jouer dans tel ou tel pays un jour.
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Fred Laroche [CDM]
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| Q |
Avant d’y aller en personne, étais-tu conscient qu’il pouvait y avoir un bassin d’amateurs de Martyr ailleurs qu’au Canada?
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Dan Mongrain [Martyr]
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| R |
En fait, pas vraiment. Bien entendu, via le site ou via le Myspace, on peut voir qu’il y a une certaine demande mais on se dit toujours que ce sont des cas isolés! (rires) Mais, avec du recul, je crois que nous sommes plus connus que nous le croyons. Nos tournées de crève-faim, nous les avons faites quand nous étions dans la vingtaine et nous n’avons aucunement envie de recommencer à le faire aux États-Unis simplement pour développer le marché. Je ne suis pas intéressé à jouer 20 minutes en première partie pendant 8 mois de tournée à être payé 100 dollars pour le groupe juste pour me tailler une place dans la scène métal.
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Fred Laroche [CDM]
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| Q |
Est-ce aussi un peu pourquoi vous avez signé sur Galy Records quand est venu le temps de lancer Feeding the Abcess?
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Dan Mongrain [Martyr]
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| R |
Oui et non. En fait, nous étions en discussion avec Relapse avant de signer avec Galy. Cependant, l’offre que nous faisait Relapse était le genre d’offre que nous aurions accepté dans le temps de Warpzone. Une offre correcte pour le premier album d’un groupe qui commence. Il ne faut pas s’en faire croire, Martyr est un groupe qui commence, selon le marché, et c’est bien correct ainsi, je le comprends entièrement. Nous n’avons pas signé avec Relapse parce que nous aurions vendu nos âmes au diable. Nous aurions vendu les droits de nos 3 albums et il aurait fallu que nous tournions 8 mois par année. Nous ne pouvions bien entendu pas faire cela puisque nous avons du travail, certains de nous ont des familles et nous ne pouvions pas laisser cela de côté. Pourquoi mettre tout cela en jeu pour quelque chose que tu n’es même pas certain qui va fonctionner? Quand tu as 20 ans et que tu n’as rien dans la vie, c’est un peu plus facile de prendre ce genre de décision mais rendu à 30 ans, tu y penses un peu plus. Il y a donc le côté monétaire mais il y a également l’amour propre. Jusqu’à quel point est-ce que je veux me prostituer avec ce groupe? Ça ne vaut pas la peine de se lancer dans de grandes aventures si tu n’es même pas certain de te rendre au bout du voyage. Je sais que ça peut avoir l’air défaitiste comme attitude mais c’est la réalité telle que je la vis dans mon contexte. Comme je le disais, je ne pensais pas comme cela à 20 ans. C’est certain que j’ai déjà rêvé faire le tour du monde avec ce groupe et me retrouver sur le dessus de Guitar Player mais ce n’est pas arrivé et c’est bien correct ainsi. Quand tu redescends sur terre et tu regardes ce qui s’offre à toi, c’est là que tu fais les choix que tu veux vraiment. Comme nous l’avons fait avant même d’enregistrer Feeding the Abcess, nous nous sommes consultés à savoir ce que nous voulions vraiment avec ce groupe et les raisons qui nous poussaient à continuer et la seule chose qui ressortait continuellement était que nous le voulions parce que nous avions du plaisir à le faire.
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Fred Laroche [CDM]
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| Q |
En décembre dernier, il y a eu un spectacle hommage à Death à Québec auquel tu devais participer mais, malheureusement, tu en as été empêché en raison de conflits d’horaire. Quels sont tes commentaires face à ce spectacle et si tu y avais été, en quoi aurais-tu participé?
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Dan Mongrain [Martyr]
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| R |
Ah! J’ai entendu dire que ce show avait très bien été et que c’était une super belle soirée! J’étais vraiment déçu de devoir appeler Antoine de Symbolic et de lui dire que je ne pouvais pas me rendre puisque j’avais un conflit d’horaire. J’aurais vraiment aimé y être mais à ce que j’ai entendu, ça s’est vraiment bien déroulé! J’aurais vraiment aimé rejouer avec les gars de Symbolic parce que ce sont des bons gars et ils jouent très bien alors je me serais beaucoup amusé! Si j’avais pu m’y rendre, j’aurais joué Lack of Comprehension et 1000 Eyes, je crois. J’aurais bien aimé Trapped in a Corner ou encore Overactive Imagination mais elles étaient déjà prises par d’autres musiciens.
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Fred Laroche [CDM]
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| Q |
Pour terminer Dan, j’aimerais bien prendre des nouvelles de Monsieur Slam!
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Dan Mongrain [Martyr]
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| R |
(rires) Ah! Il est mort lui! Cette histoire remonte à loin. C’est quelque chose que nous faisions à nos débuts pour faire embarquer la foule un peu quand ça ne bougeait pas trop. Je suis certain qu’il y a du monde à Québec qui se souviennent avoir vu cela vers le milieu des années 90! Nous l’avons ramené à Montréal au lancement et aussi à Québec! Disons que ça fait beaucoup de papier journal dans la place. Il a comme été déchiqueté assez rapidement à Québec.
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Fred Laroche [CDM]
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| Q |
C’est donc là qu’il est décédé?
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Dan Mongrain [Martyr]
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| R |
Oui! Qui sait! Peut-être fera-t-il un retour un jour!
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Fred Laroche [CDM]
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| Q |
En résumé, ce qui s’en vient pour Martyr?
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Dan Mongrain [Martyr]
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| R |
Il y a quelques spectacles qui s’en viennent comme Baie St-Paul, Jonquière et, bien sûr, le Maryland Deathfest. Nous allons probablement passer l’été à écrire puisque ça fait maintenant presque 2 ans que le dernier est sorti et nous ne voulons surtout pas attendre encore 5 ans avant de sortir quelque chose d’autre. Nous avons eu des offres pour jouer dans les maritimes alors je crois que nous allons y passer avant l’automne. Il y a également une série de spectacles qui risquent d’en intéresser plusieurs, qui passera par Québec, Montréal et Toronto.
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Fred Laroche [CDM]
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| Q |
Un lancement pour le DVD?
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Dan Mongrain [Martyr]
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| R |
Oui, nous faisons un petit lancement, chez-nous à Trois-Rivières, le 8 mai prochain. Puisque nous n’avons plus le Maquisart, nous jouons dans un petit bar et nous allons être avec notre vieille « gang de chums ». Nous avons vraiment mis beaucoup d’efforts dans ce DVD et je peux dire sans prétention qu’il est exactement le genre de DVD que j’aimerais voir de la part d’un groupe que j’aime.
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Fred Laroche [CDM]
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| Q |
Excellent! Merci Dan!
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Dan Mongrain [Martyr]
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| R |
De rien! Au plaisir de voir tout le monde dans les spectacles!
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